Marguerite D. ou le paradoxe de l’écrivain journaliste

« L’enfant a dû être tué à l’intérieur de la maison. Ensuite il a dû être noyé. C’est ce que je vois. C’est au-delà de la raison. Je vois ce crime sans juger de cette justice qui s’exerce à son propos. (…) Personne n’a vu jouer l’enfant devant la maison. La fermière qui est la première voisine n’a pas vu l’enfant ce soir-là, alors qu’elle le voyait tous les soirs lorsqu’elle ramenait ses vaches à l’étable. D’ailleurs ce tas de sable pour jouer il n’existe pas. » Ces phrases signées Marguerite Duras ont été publiées le 17 juillet 1985 dans le quotidien Libération, la une barrée par Le droit à l’innocence. L’article en pages intérieures est titré Sublime, forcément sublime, Christine V.  Nous sommes au 273e jour d’un fait divers qui va bouleverser la France et transformer durablement la relation entre les médias et le pouvoir judiciaire : l’affaire du petit Gregory.

Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, âgé de 4 ans est retrouvé mort dans la Vologne quelques heures après sa disparition. Le lendemain, un corbeau revendique le crime par un appel téléphonique et une lettre anonyme. L’affaire suscite un emballement médiatique sans précédent. Bernard Laroche, cousin du père de l’enfant est d’abord accusé. Libéré, il est abattu par Jean Marie Villemin, en mars 1985. Les rumeurs, révélations, fuites ne cessent d’interférer dans l’enquête. La nouvelle cible désignée devient la propre mère du petit Grégory, Christine Villemin. Des mystères demeuraient sur son emploi du temps le soir du drame. Elle est inculpée le 5 juillet 1985 avant d’être relâchée 10 jours plus tard. La presse se déchire alors sur la culpabilité ou l’innocence de cette mère.

 

Se rendre sur les lieux

C’est dans ce contexte que Serge July, Directeur du journal Libération demande à l’écrivaine Marguerite Duras d’écrire sur ce fait divers. Il est persuadé que ce crime est la grande affaire de cette fin de siècle. À cette époque, l’ancienne chef de file du Nouveau Roman connaît enfin la consécration avec son livre l’Amant. D’abord hésitante, elle accepte finalement de se rendre fin juin dans le village du drame en compagnie d’Eric Favereau qui couvre l’affaire pour le journal et de Yann Andréa. Elle espère que les lieux vont lui parler et qu’elle pourra rencontrer Christine Villemin. Sa demande est refusée. Sur place, elle observe, elle « renifle l’atmosphère » comme l’écrit Laure Adler dans sa biographie de l’écrivaine. « Là bas, personne ne connaissait Duras, seul le juge Lambert, flatté d’être sollicité par le prix Goncourt accepte de la rencontrer. Il lui raconte longuement le contenu du dossier, certaines informations fausses. Ils échangent leurs impressions » explique Laurence Lacour jointe au téléphone. Elle est l’auteure du livre Le bucher des innocents racontant l’affaire Grégory et ses dérives médiatico-judiciaires. Après 48 heures, Duras demande à rentrer à Paris, persuadée qu’elle ne pourra rien écrire, avant de finalement se décider à raconter.

Partant du postulat défendu par la presse populaire et la presse de droite que Christine Villemin est coupable, Duras entreprend de la défendre comme le voudrait son rôle d’intellectuelle de gauche, d’en faire certes une mère infanticide, mais surtout une victime de son environnement, une héroïne quasiment féministe. Ce sera le Sublime forcément sublime Christine V. titre dont elle s’est toujours défendue, accusant Serge July de l’avoir utilisé alors qu’elle l’avait supprimé. Christine Villemin, n’est plus que Christine V. comme pouvait l’être Lola V. Stein, elle devient un personnage de son imaginaire. Or, le crime, les acteurs sont bien réels. Les phrases de Duras ne sont pas publiées dans un roman mais dans un grand quotidien national. « Bien sûr les commentateurs littéraires pourront toujours expliquer qu’en s’emparant d’elle, elle n’a pas voulu s’attaquer à sa personne même, mais qu’elle a par le biais de la fiction reconstruit un personnage fantasmatique qui n’avait plus rien à voir avec la vraie Christine Villemin, inculpée du meurtre de son fils Grégory. Soit. Mais Marguerite Duras savait ce que nommer veut dire, que les paroles peuvent tuer ou inciter au meurtre »  commente Laure Adler.

 

Le sens de l’écrit

Les équipes de Libération sont troublées par ce papier entre la divagation littéraire autour d’un fait divers comme la littérature française en comptera par la suite avec Emmanuel Carrère et son livre sur l’affaire Jean Claude Roman ou Régis Jauffret sur la mort du banquier Edouard Stern, et l’article journalistique qui défend une accusée désignée par la vindicte populaire. Il y aura 3 moutures du papier, le premier ayant été refusé car il mettait en scène l’assassinat. Serge July publiera tout de même un avertissement intitulé La transgression de l’écriture, placé à côté du texte de Duras pour tenter de le justifier : « Ce n’est pas un travail de journaliste, d’enquêteur à la recherche de la vérité. Mais celui  d’un écrivain en plein travail, fantasmant la réalité en quête d’une vérité qui n’est sans doute pas la vérité, mais une vérité quand même, à savoir celle du texte écrit. Ce n’est de toute évidence pas la vérité sur Christine Villemin, ni vraiment celle de Marguerite Duras mais celle d’une femme sublime, forcement sublime, flottant entre deux langages, celui de l’écrivain d’une part, et celui bien réel, en grande partie non dit, de Christine Villemin. »

Si elle est basée sur une observation précise des lieux de l’événement, Marguerite Duras, qui fut aussi journaliste, sélectionne certains faits pour servir sa thèse. Elle utilise des arguments supposés de l’enquête pour défendre entre les lignes Christine Villemin. Mais qui dit défense, dit coupable. Dans un contexte où la presse n’hésite pas à accuser la mère de Grégory d’infanticide, elle reprend des éléments entendus entre fuites et rumeurs. Elle analyse, par exemple, son comportement lors de la découverte de la disparition de son fils ou lors de la conversation avec la nourrice chez qui Mme Villemin est d’abord allée chercher l’enfant alors qu’elle vivait à plus d’un kilomètre de la maison. Cette phrase soit disant prononcée : « Tu ne peux pas imaginer la vie que j’endure depuis des années » agit comme élément déclencheur pour sa lecture du meurtre. Elle s’interroge sur le sens de ce JE . Pourquoi ne pas avoir dit NOUS ? Marguerite Duras s’engage dans la voie de la compréhension, de l’empathie d’une coupable présumée, finalement innocentée par la justice.

A son sens, Christine V. dont elle fait un terrible portrait psychologique a tué son enfant pour sauver son couple, sauver sa nature de femme. Pour mieux défendre la Femme, l’article se perd dans la narration d’un quotidien inventé, dans une lecture de la personnalité d’une Christine Villemin érigée en mère infanticide libre. « Pourquoi la naissance d’une mère par la venue de l’enfant ne serait-elle pas ratée elle aussi par les paires de gifles de l’homme pour les biftecks mal cuits par exemple ? Comme la jeunesse peut l’être de la même manière par la paire de gifles pour un zéro en math. Quand elles ont un enfant qu’elles ne reconnaissent pas comme leur propre enfant, c’est peut être qu’elles ne voulaient pas de cet enfant, qu’elle ne voulaient pas vivre. Et dans ce cas aucune morale, aucune sanction ne leur fera reconnaître que cet enfant est le leur. (…) Il se pourrait qu’elle soit une vagabonde en vérité, un rocky de banlieue en vérité, sans feu ni loi, sans mariage contracté, à dormir avec n’importe qui, n’importe où, à manger n’importe quoi et que c’eût été dans ce malheur-là qu’elle aurait pleuré pour de bon et ri de même. La vie qu’on mène réellement dans cette maison de la colline ou ailleurs, dans des maisons équivalentes, personne ne la connaît, même pas le juge. Entre ceux qui la connaissent le moins mal il y a d’abord des enfants et puis il y a des femmes » écrit-elle. Elle pénètre dans la vie privée de cette famille qu’on lui a refusé lors de sa visite et ce, grâce à la seule vision de la maison.

 

La controverse médiatique

C’est cette pénétration imagée dans l’intimité d’une femme qui ne sera pas pardonnée à Marguerite Duras. La presse française ne cachait pas ses penchants en faveur de la thèse de l’infanticide, lointain souvenir du crime antique. Le Figaro Magazine écrit le 22 juin 1985 : « On recherche prison-hôpital pour femme enceinte. » Quelques mois plus tôt, France Soir titrait : « Les psychologues livrent les conclusions de leur contre-expertise : CHRISTINE VILLEMIN VIT AU PAYS DES ROMANS PHOTOS. Un autre rapport affirme qu’elle aurait eu le temps de noyer son fils. » Ce dérapage déontologique généralisé semblait légitimé par l’hypocrisie des sources concomitantes ou contraires. « Duras n’a pas remis en cause le postulat formulé par la presse de droite. Avec une posture d’intellectuelle, elle a cherché à défendre la coupable », justifie Laurence Lacour.

Mais son article fut mal compris et ce que l’on reprochait à Duras était encore plus grave, car il lui était impossible, à elle, de se protéger derrière les échos de l’enquête. Non, son article c’est son œuvre. Marguerite Duras n’est pas dupe: « C’était une chance de pouvoir accuser un écrivain d’avoir fait une faute morale. » Elle, qui écrivait dans la préface de son recueil d’article journalistique : « Il n’y a pas de journalisme sans morale. Tout journaliste est un moraliste. » L’indignation générale suscitée par l’article embrase le milieu artistique mais également la société française. Des centaines de lettres arrivent au journal et dans plusieurs médias. Simone Signoret, Françoise Sagan s’opposent à elle. L’écrivain Angelo Rinaldi publie dans l’Express une tribune intitulée, Marguerite D. comme détective. Sa plume assassine tance : « A t-elle enquêté ? Non mais elle a connu une extase. » Plus loin, il l’accuse de faire du « journalisme de racolage chic. » Meurtrie par ces accusations parfois violentes, Duras pense répondre voire même publier un livre sur l’affaire avant de finalement y renoncer. « Cela dit, je voulais vous dire ceci : je n’ai fait aucun tort à Christine V. Ceci dit, je garderai tout ce que j’ai écrit sur les femmes, sur elle qui habitait cette maison, et les autres sur le sens de la vie. Tous les arguments judiciaires circonstanciels sont ici de notoriété publique » se justifie-t-elle dans un de ses projets de réponse adressée à Isabelle C.  Dans une autre réponse rédigée mais jamais publiée, elle s’interroge : « Peut être n’ai je pas respecté les règles de la prudence. Il s’est agi certainement de ma part d’une aberration, d’un emportement d’écriture, d’un excès d’écriture eu égard à l’acte le plus excessif de l’homme : tuer. » Si l’intelligentsia apparait choquée, « Christine Villemin n’est pas plus accablée par cet article qu’un autre », d’après Laurence Lacour.

La mère de Grégory portera pourtant plainte contre Libération pour atteinte à la présomption d’innocence et atteinte à son droit à l’image. Elle perdra son procès le 27 janvier 1994, les juges rappelant que « l’actualité judiciaire donne au journaliste le droit de publier des informations concernant une personne impliquée dans une procédure et d’illustrer son article la représentant sans qu’il soit nécessaire d’obtenir au préalable son consentement. » Cependant, la question demeure : Libération aurait-il dû ne pas publier cet article ? La démarche de Marguerite Duras s’inscrit dans un contexte où la culpabilité de Christine V. sous couvert de conditionnel et de sources anonymes semble acquise pour une partie des médias. Cet article pourrait ainsi être perçu comme l’acmé d’un emballement médiatique malsain autour du meurtre d’un enfant mêlé à des histoires de famille, et d’un corbeau rappelant le film de Clouzot. Christine Villemin vient d’être relâchée pour absence de charge alors que le juge l’avait inculpée d’assassinat 10 jours plus tôt. Libération et sa collaboratrice exceptionnelle ne feraient donc que reprendre des éléments de l’enquête. Libre à eux de « les illustrer » comme ils le souhaitent, en rejetant l’hypocrite conditionnel.

C’est ainsi qu’il faut entendre la décision des juges, puisque, si au moment de l’écriture de l’article, Christine Villemin n’était pas encore inculpée, elle le fut peu avant la publication, malgré sa libération pour défaut de charges. Tenter de comprendre le geste d’une présumée coupable par le biais de la reconstruction des faits et de la narration imagée ferait donc partie de la liberté de la presse, et ce malgré Le Code de Procédure Pénale érigeant le principe suivant : « Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie. » De la même manière, il est stipulé dans la Charte d’éthique professionnelle des journalistes éditée par le SNJ, « qu’un journaliste digne de ce nom : Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ; tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour des piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits (…), pour les plus graves dérives professionnelles. » Libération va par conséquent à l’encontre de ces principes déontologiques en rendant Christine Villemin devenue Christine V. coupable, même si le postulat d’origine est bel et bien de la défendre.

L’Intellectuel ou le nouveau journaliste ?

Outre l’aspect purement juridique, la critique ou la justification de cette publication prend place dans un débat sur la nature même du journalisme. Laurence Lacour, qui a écrit le livre référence sur l’affaire Grégory après l’avoir couvert pour Europe 1, refuse de prendre cet article pour une production journalistique : « C’est un papier d’auteur, il n’y a rien de factuel à part la mort de Grégory. » Il s’agirait alors plus d’une tribune d’intellectuels dans la grande tradition de la presse française : « Elle ne remet pas en cause la culpabilité de Christine Villemin et en fait un manifeste pour une coupable » continue t-elle, avant de raconter que lors de sa rencontre avec Serge July, l’ancien patron de Libération lui aurait confié « avoir fait jouer le droit de l’écrivain sur le droit du citoyen. » Le directeur de Libé voulait-il faire de Duras, la Zola de cette fin de siècle, en cherchant à défendre l’indéfendable dans le cas où la mère aurait bel et bien tué son propre fils ? Une culpabilité qui, lors de la commande de l’article, demeurait construite par la presse puis esquissé pendant un temps par la justice. Le problème serait alors temporel, contextuel : il était trop tôt pour être sûr de l’infanticide, trop tôt pour écrire.

Toutefois, pourquoi ne pas interpréter cet article comme un objet journalistique hybride certes, mais s’insérant dans un certain type de journalisme descendant du New Journalism. Mouvement né dans les années 60 aux Etats Unis, dont Libération est en partie issu. Marguerite Duras, ne serait plus seulement une intellectuelle mais ferait ici œuvre d’un journalisme de décentrement, péchant seulement par manque de multiplicité des points de vue. Le New Journalism s’intéresse aux détails, à la construction d’une narration et assume la parole subjective. C’est ce que l’on retrouve dans Sublime, forcément sublime, Christine V. Elle prend le parti de décentrer sa posture en ne s’intéressant plus directement à l’enfant mort assassiné mais à la mère accusée redevenue femme. Géraldine Mulhman décrit dans son ouvrage Une histoire politique du journalisme, les aspects du New Journalism : « Si je ne peux plus dire ce qui est réel et ce qui est fiction, si ce que j’écris est posé comme l’inextricable mélange des deux, alors je considère mon écriture comme un simple discours à la première personne, comme l’expression d’un sujet singulier, refusant ne serait-ce que l’essai d’une distinction entre l’objectif et l’imaginaire. La contestation passe ainsi par l’expression, voire la réhabilitation d’un « je » à la place d’un pseudo « nous » qui prétendait détenir le clivage réel/fiction et dans lequel la voix subjective était effacée. » Le travail de Duras s’apparente à raconter scène par scène ce qui a pu se passer dans la maison avant, pendant et après le meurtre de l’enfant. L’écrivaine n’hésite pas à dire SA vérité, à affirmer SON regard au risque de rompre le rassemblement autour du crime. Elle n’incarne plus le NOUS de la société qui tente de comprendre la mort d’un enfant, non, elle se place en dehors, pour faire de cette famille l’allégorie sombre d’une société entière, celle de la campagne, celle des petites gens, qu’elle observe, gagnée par son imaginaire devenu réel. Un imaginaire qui peut aussi tromper.

Malgré son inouïe violence, cet article apporte une véritable valeur ajoutée à l’information traitée et retraitée par les différents médias sur place. Coupable, Christine V. serait devenue l’avatar de la défense de Christine Villemin; non coupable, elle n’est que le personnage du réquisitoire délirant d’une écrivaine. Qu’en serait-il aujourd’hui ? Dans un univers médiatique, où l’information se décline, se confirme, s’efface et se diffuse à une vitesse vertigineuse, des accusations infondées peuvent encore être reprises, des extensions de la vérité au profit de l’effet de scoop peuvent voir le jour – les médias ont toutefois fait leur autocritique après l’affaire Grégory-. Mais, manquant de souffle littéraire, elles n’entrent plus dans le débat opposant journalistes et écrivains, objectivité supposée contre subjectivité affirmée. Désormais, l’écrivain, l’intellectuel écrit des livres, des tribunes publiées dans des pages spécifiques et le journaliste des articles. La frontière semble en apparence plus claire tandis que la question de la vérité racontée demeure. L’article de Marguerite Duras, qu’il soit un appel d’intellectuelle parée d’habits journalistiques ou article décentré, soulève ce problème déontologique d’identité d’un écrit. Quelle est la part de vérité dans un fait relaté ? Par quel prisme, un journaliste écrit-il ? L’artiste invente et le journaliste témoigne. Sublime, forcément sublime, Christine V. mêlerait les deux.

Revenant sur l’affaire Grégory, l’écrivaine concluait en 1993 lors d’un interview à France 3 : « C’est une responsabilité immense d’écrire là-dessus. Chaque phrase que je disais sur la probable culpabilité, la peut-être culpabilité de Christine Villemin aurait dû commencer par : si nous sommes dans le cas d’avoir à faire à une criminelle, je crois que la criminelle aurait fait cela et cela avant de tuer. » La supposition appuyée, telle une barrière qui protège l’article de la journaliste d’une vérité judiciaire momentanée et d’un mystère encore non élucidé. La supposition appuyée, telle une barrière qui protège la tribune de l’intellectuelle d’une défense hâtive et d’une mauvaise interprétation.

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